Conférence de Presse Internationale de Marine Le Pen en présence d’Aymeric Chauprade, géopoliticien

22 janvier 2014

Mesdames et Messieurs,

L’objectif de cette conférence de presse est double :

– il est premièrement de vous donner l’analyse du Front national quant à l’évolution inquiétante de la politique étrangère de la France et au-delà de cette analyse, de vous exposer ma vision du monde qui n’a rien à voir avec le soutien à des régimes autoritaires, mais qui s’appuie à la fois sur le réalisme géopolitique et l’idéal de démocratie des nations, ce qui est très différent de l’idéologie du Droit de l’Hommisme et l’ingérence, laquelle, en réalité n’est que le masque des intérêts les plus cyniques.

Deuxième objectif, vous présenter Aymeric Chauprade qui m’appuie depuis plusieurs années dans ma réflexion sur les relations internationales et qui m’a rejoint publiquement en septembre 2013, lors des Universités d’été du Front national à Marseille, et vous préciser le rôle qui sera désormais le sien.

Tout d’abord, permettez-moi, Mesdames et Messieurs, de revenir sur la situation internationale et d’en brosser en quelques mots les principales caractéristiques.

La plupart des crises internationales que nous avons connues ces dernières années et dans lesquelles la France a joué un rôle, qu’il s’agisse de la Libye, ou de ce que l’on a appelé étrangement les printemps arabes mais qui sont en réalité rapidement devenus des hivers islamistes, ou bien encore de la Syrie, du Mali, de la Centrafrique, sont le résultat de deux problèmes distincts qui se combinent :

d’une part le conflit entre les Etats-Unis qui souhaitent dominer la mondialisation en créant un monde unipolaire et les grandes puissances comme la Chine, la Russie, l’Inde qui défendent une vision multipolaire du monde.

d’autre part la faiblesse de l’Etat-nation quand il ne s’agit pas de son inexistence en Libye, en Syrie, au Mali ou en Centrafrique, laquelle explique une crise identitaire dramatique et la possibilité, pour des forces extérieures, d’instrumentaliser cette crise identitaire.

Où que vous regardiez, de l’Ukraine à la Centrafrique, en passant par les autres pays que j’ai cités, vous retrouverez ces deux ingrédients clés : les intérêts des grandes puissances et la faiblesse de l’unité intérieure des pays qui sont les théâtres de crise.

Bien sûr il est facile, et même rassurant, de croire, ou de laisser croire, que l’origine des crises que nous vivons viendrait du déficit démocratique des pays concernés.

Certes, le déficit démocratique n’est pas niable mais il est un résultat et non une cause : il est le résultat de la faiblesse de l’Etat-nation,

faiblesse qui fait qu’en Libye on appartient à une tribu avant d’appartenir à une nationalité,

qu’en Centrafrique le phénomène est renforcé par le clivage religieux (chrétiens contre musulmans),

qu’en Syrie les rebelles soutiennent un projet communautaire fondamentaliste qui ouvre la voie à un génocide des chrétiens, des Alaouites et des Kurdes,

qu’en Ukraine, on est russophone à l’Est tandis qu’à l’Ouest on regarde vers la Pologne, l’Allemagne, donc l’Union européenne.

Dans ces théâtres fragiles parce que l’Etat-nation y est faible, ceux qui portent des projets géopolitiques de puissance, les Etats-Unis, mais aussi l’Arabie Saoudite et le Qatar, ceux qui s’emploient à s’emparer des ressources pétrolières et gazières, à priver la Russie ou la Chine de leur influence géopolitique, voudraient faire croire aux Français que l’origine des crises est le déficit démocratique.

La politique étrangère français actuelle est hélas fondée sur ce mensonge et c’est ce mensonge qui nous a conduit à accompagner les Américains dans la quasi-totalité de leurs guerres depuis l’écroulement de l’URSS, avec les coûts humain et financier que nous connaissons, en Afghanistan notamment.

Le Front national défend, depuis toujours, une ligne constante en matière de politique étrangère, qui est la ligne de la sagesse, de la raison, de l’équilibre, conformément à notre tradition multiséculaire.

Nous refusons les impérialismes d’où qu’ils viennent, euro-mondialisme américain ou islamisme, comme nous refusions hier le communisme soviétique.

Nous refusons les excès des uns ou des autres au Proche-Orient, le recours au terrorisme ou le bombardement aveugle des populations, et nous défendons la paix et la justice dont la source première est la souveraineté des peuples, sur leur territoire, leur identité, leur économie.

A l’international, comme sur le plan national, la primauté de l’Etat-nation comme fondement de la liberté, est le coeur de notre projet, et en cela nous pensons comme la quasi-totalité des gouvernements du monde à l’exception d’un club restreint de gouvernements européens dont l’aveuglement idéologique et la surdité face aux souffrances des peuples croît à mesure que l’échec est de plus en plus évident.

Oui, nous nous battons pour le renforcement de l’Etat-nation, pour la construction d’identités nationales au-delà des égoïsmes tribaux, ethniques ou communautaires. Partout, nous nous battons contre ce communautarisme destructeur, qui, chez nous est en train de détruire l’oeuvre des siècles, notre identité nationale et qui, chez tant d’autres Etats, empêche précisément l’émergence d’une véritable identité nationale sans laquelle aucun germe démocratique ne peut croître.

Je voudrais insister sur la cohérence de notre projet de gouvernement, tant dans le domaine national que dans le domaine des affaires étrangères.

Si nous sommes attachés à l’Etat-nation et que nous combattons aussi fortement l’idéologie européiste, c’est d’abord parce que nous sommes attachés à la démocratie des nations tant à l’intérieur de l’Europe, que dans le monde, et que le fondement de cette démocratie des nations c’est le droit international, qui est autre chose que la volonté de Washington et de l’OTAN, ou de toute autre puissance.

Alors comment nos principes se traduisent-ils dans les crises actuelles?

C’est cet attachement à la démocratie des nations qui fait que comme l’ONU et le Vatican nous soutenons la participation de l’Iran à la conférence Genève-2 sur la Syrie.

Et comment d’ailleurs résoudre un problème si l’une des principales puissances concernées, en tant que voisin et soutien du régime syrien, n’est pas invitée, alors même que les puissances qui portent la plus grande responsabilité dans l’éclosion de la guerre en Syrie, je veux parler de l’Arabie Saoudite et du Qatar, le sont?

A partir du moment où l’implosion syrienne est due largement à la rivalité régionale Iran/Arabie Saoudite comment ne pas associer l’Iran à la résolution du problème si l’on associe l’Arabie Saoudite?

Nous condamnons fermement les choix agressifs et injustes du gouvernement français sur les dossiers syrien comme iranien.

Et je veux, devant vous aujourd’hui, déclarer notre ferme opposition à l’alliance inquiétante qui est en train de se nouer entre la France et l’Arabie Saoudite.

Ces dernières années, la France n’a que trop suivi les Etats-Unis, en Afghanistan, en Libye, dans la déstabilisation de la Syrie aussi, et le Front national est le seul parti à s’être élevé contre cette dérive atlantiste de notre politique étrangère.

Ce qui se passe maintenant est autrement plus inquiétant que l’atlantisme.

Alors même que, de manière salutaire pour la paix internationale, les Etats-Unis et la Russie ont su travailler ensemble pour trouver un accord, le 24 novembre dernier, à Genève[1], la France fait le choix de s’aligner sur la position aggressive et pro-guerre de l’Arabie Saoudite, tant sur le dossier iranien que sur le dossier syrien.

Au moment où les djihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont déclaré une guerre totale à leurs anciens alliés islamistes en Syrie et au gouvernement contrôlé par les chiites en Irak ; au moment où Fallouja, bastion sunnite en Irak qui coûta si cher en hommes aux Américains, vient de tomber entre les mains de ces fanatiques de l’EIIL, la France se rapproche du premier responsable de l’extension mondiale du fondamentalisme, l’Arabie Saoudite!

L’Arabie Saoudite soutient partout les Salafistes. Il est évident qu’elle est en réalité derrière Al Qaïda et depuis bien longtemps. Elle est sans doute responsable du regain d’activisme des islamistes du Caucase à l’approche des Jeux olympiques de Sotchi, et des attentats de Volgograd, comme le pensent les services de renseignement russes.

C’est un secret pour personne que le pays qui soutint le premier l’avènement des Talibans en Afghanistan, est bien le coeur nucléaire de l’islamisme mondial, coeur identitaire et coeur financier.

Comment, au nom de quelques intérêts financiers sectoriels, comme ceux de notre industrie de défense, à laquelle je suis évidemment très attachée, peut-on faire un choix de politique étrangère aussi dangereux pour notre avenir et celui de tout le monde musulman?

L’avenir de notre industrie de défense ne repose pas sur le marché saoudien; il doit reposer d’abord sur la volonté de l’Etat français de continuer à se doter d’un outil de défense à la hauteur d’une puissance de dimension mondiale.

Je rappelle que nous sommes la seule force politique française à vouloir consacrer 2% de notre richesse nationale à l’effort de défense, à vouloir donner à notre pays une capacité navale à la hauteur de notre espace maritime et des enjeux off-shore considérables de demain, à vouloir maintenir des régiments de l’armée de terre en nombre suffisants pour tenir un conflit inter-étatique de haute intensité, ainsi qu’un outil aérien lui aussi qualitatif mais aussi quantitatif.

Pour revenir à l’Arabie Saoudite, comment, au moment où l’on vient donner des leçons de morale à la Russie en raison du vote de la loi contre la promotion homosexuelle, peut-on s’allier aussi fortement avec un pays qui, lui, condamne à mort des homosexuels, soumet la femme au bon vouloir sans limite de l’homme, et réduit en esclavage ses immigrés ?

Par comparaison, même sous le règne de la révolution islamique chiite que nous n’affectionnons pas particulièrement, la situation de la femme est bien plus enviable en Iran, ou même au Koweït ou aux Emirats arabes unis, qu’elle ne l’est en Arabie Saoudite ou au Qatar.

Et comment, les mêmes, qui prétendaient faire la guerre en Libye au nom des Droits de l’homme et de la démocratie, peuvent-ils avoir recours, pour justifier ce rapprochement avec l’Arabie Saoudite, au principe de réalisme économique?

Il faut choisir, soit ils agissent au nom de principes moraux, soit ils agissent au nom de la realpolitik, laquelle, s’agissant de l’Arabie Saoudite, n’en est pas une puisqu’elle est de courte-vue et nous explosera au visage.

Pour ma part, je demande à ce que la France participe à la consolidation de la paix avec l’Iran initiée par les Etats-Unis et au retour de nos intérêts dans ce pays (rappel Peugeot/ Général Motors) qui est la 2e réserve prouvée de gaz du monde et la 2e réserve de pétrole, dont on peut espérer, parce que l’Iran est un Etat-Nation, que l’on assiste à une évolution politique positive.

C’est sans doute ce qu’a compris l’Italie qui a dépêché à Téhéran, le 21 décembre dernier, sa ministre des affaires étrangères afin d’y examiner les perspectives futures des deux pays.

C’est évidemment ce qu’ont compris Américains et Allemands lesquels vont jouer, dans cet immense pays, un rôle important à l’avenir. Ces mêmes Allemands qui rêvaient de faire entrer l’Ukraine dans l’Union pour y puiser de nouveaux travailleurs à bas coût leur permettant de maintenir leur avantage compétitif sur nous, et qui, en politique internationale, se révèlent, discrètement, sans trompettes ni tambours, bien plus malins que nous le sommes.

Je rappelle, s’agissant du nucléaire iranien, notre position : l’intérêt de la France et de la paix du monde est qu’il n’y ait pas de prolifération de l’arme atomique, aussi nous ne souhaitons pas que l’Iran se dote de la bombe atomique.

Pour autant, l’Iran a le droit à l’énergie nucléaire civile.

Nous voulons aussi rappeler que si l’Arabie Saoudite prône une politique d’isolement de l’Iran aussi agressive, c’est qu’elle ne souhaite évidemment pas que celui-ci puisse remettre sur le marché les 2,5 millions de barils/jour qu’il était capable d’exporter avant les sanctions.

Pour les Saoudiens, maintenir un prix du baril relativement élevé, dans un contexte où en plus les pétroles et gaz de schiste américains contribuent à dévaluer l’importance de leur pétrole, passe par le maintien de l’isolement de l’Iran.

Cette alliance de la France avec l’Arabie Saoudite est un non-sens total, une impasse future, non seulement parce qu’elle est en contradiction avec notre politique d’équilibre et de paix au Moyen-Orient mais aussi parce qu’elle est en contradiction totale avec notre action actuelle en Afrique.

Le Front national sait soutenir et saluer les actions du gouvernement quand elles méritent de l’être. Nous sommes une force constructive.

Tout le monde en conviendra, nous avons soutenu l’intervention française au Mali parce que nous pensons que la France a un rôle historique à jouer en Afrique pour tenter de protéger les Etats africains face à tout ce qui peut détruire ou freiner leur développement et l’islamisme est sans doute la menace la plus grave qui pèse sur l’Afrique sub-saharienne.

La percée islamique descendant du Sahara à travers le Sahel est une menace que la France a raison de combattre.

Après le Mali, qui est fragilisé par les fractures identitaires dont nous parlions au début, c’est à son tour la Centrafrique qui est touchée par ce fléau. Même si nous ne saurions réduire le conflit de Centrafrique à une opposition entre chrétiens et musulmans, force est de constater qu’il s’agit d’un facteur premier.

Sous Bozizé déjà le conflit soudano-tchadien avait contaminé la région nord de la Centrafrique. A plusieurs reprises, les rebelles tchadiens opposés au président Idriss Deby et soutenus par le Soudan avaient tenté de contourner les défenses tchadiennes en utilisant la RCA comme base arrière.

Puis il y a eu un scénario assez semblable à ce qui s’est passé au Mali : une descente de combattants musulmans fanatisés du Nord vers le Sud. En décembre 2012, le Séléka, mouvement constitué de plusieurs tribus nordistes et musulmanes a avancé vers Bangui. Le gros des troupes était constitué de Tchadiens et surtout de Soudanais.

Mesdames et Messieurs, regardez à quoi aboutit la politique du monde occidental, je dis occidental dans le sens Etats-Unis et ceux qui les suivent.

La Libye, c’est le chaos tribal, le pétrole détourné par les milices, des centaines de milliers de déplacés.

La Syrie c’est 130 000 morts, dont presque 10 000 enfants, 245 000 Syriens qui vivent assiégés dans leur pays, confrontés à des difficultés extrêmes, des millions de déplacés : le Liban est déstabilisé par plus de 900 000 Syriens qui y sont réfugiés, la Jordanie 575 000, la Turquie, 216 000, l’Egypte, 145 000.

Il y a officiellement plus de 700 ressortissants français qui font le djihad en Syrie et on peut penser que pour 1 qui prend les armes, 100 le soutiennent par l’esprit, soit 70 000 sympathisants de ces brigades internationales fondamentalistes sur notre territoire.

L’Egypte où l’on a fait pression pour provoquer l’effondrement du régime de Moubarak est aujourd’hui moins démocratique encore qu’elle ne l’était sous Moubarak puisque les Frères musulmans y sont purement et simplement interdits.

La Tunisie qui était, malgré la corruption des élites et leurs excès, sur la voie du développement, où les femmes bénéficiaient d’une modernisation de la société, est désormais en voie de régression.

Nos choix en Syrie sont tellement destructeurs qu’ils ont conduit certains services de renseignement occidentaux à changer leur fusil d’épaule.

La BBC affirmait récemment que les services de renseignement américain, britannique et allemand se seraient rendus à Damas pour commencer à coopérer discrètement contre le cancer islamiste en Syrie.

Mais alors, pourquoi avoir soutenu cela au début?

Et que fait la France?

Ce qui est certain, c’est qu’elle n’est pas en train de coopérer avec les services saoudiens contre le fondamentalisme.

Tout ceci au moment où l’on apprenait en décembre dernier que des parlementaires américains, démocrates et républicains demandent à déclassifier 28 pages d’un rapport du Congrès sur les attentats du 11 septembre qui contiendraient des révélations fracassantes sur la complicité entre le GID, le service secret saoudien, et les pilotes kamikazes du 11 septembre?

On peut légitimement commencer à se demander si les Américains ne se retirent pas discrètement sur la pointe des pieds d’une alliance avec l’Arabie Saoudite qui, de l’Irak à la Bosnie, en passant par le Caucase, l’Asie centrale, le Sahel, et bien sûr la Syrie, n’aura produit que du sang et des larmes.

Allons-nous donc succéder, nous Français, aux Etats-Unis, comme meilleurs alliés de ce pays dangereux, où règnent des clans extrémistes, qui, depuis l’origine du wahhabisme, n’ont qu’un projet, dominer l’islam mondial et le tourner vers un djihad contre les autres civilisations.

Je l’affirme aujourd’hui avec Aymeric Chauprade, le Front national, soucieux de ramener à la France à sa politique étrangère naturelle, condamne fermement cette alliance dangereuse.

J’appelle tous les Français qui croient dans la vocation d’équilibre de la France, dans sa sagesse internationale, à nous rejoindre pour participer à la refondation d’une véritable politique gaullienne de la France.

J’appelle nos compatriotes musulmans assimilés et donc modérés, à nous rejoindre pour combattre avec nous cette version violente de l’islam qui cherche à s’imposer partout, de l’Afrique à l’Asie du Sud-Est en passant par l’Asie centrale, l’ex-Yougoslavie, le Caucase et bien sûr notre propre territoire national.

Nous ne voulons pas de l’argent saoudien et qatari sur notre territoire, pas plus que nous n’en voulons comme alliés. Le monde compte suffisamment d’émergents solides sur lesquels nous pouvons appuyer nos partenariats, nos exportations, en Amérique Latine, au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique aussi.

Je soutiens en revanche l’action stabilisatrice des forces françaises au Mali et en Centrafrique, malgré les difficultés évidentes dues à la fois au déclin programmé de notre outil de défense, mais aussi à l’absence de réalisme politique de nos dirigeants face aux réalités ethniques de l’Afrique.

La France a vocation à aider les Africains à consolider leur Etat-nation et elle pourra d’autant mieux le faire qu’elle ne laissera pas la « destruction européenne » affaiblir son propre Etat.

Nos bases en Afrique que le gouvernement Sarkozy eut la tentation de supprimer, montrent aujourd’hui leur utilité.

Une refondation de notre politique africaine, non seulement sur nos pactes de sécurité qui se révèlent aujourd’hui efficaces, mais sur une coopération plus marquée avec les gouvernants réellement préoccupés de développement s’impose aujourd’hui.

Notre soutien politique en Afrique devrait peut-être s’accompagner d’une conditionnalité, non pas démocratique à l’américaine, mais développementaliste, une astreinte à la politique de Bien commun en quelque sorte, à la politique de développement. Le développement est l’intérêt des Africains comme des Européens car les carences en développement causent l’immigration Sud Nord et Sud-Sud qui déstabilisent tant les Etats européens que les Etats du Sud.

Et c’est de ce développement que naitront des démocraties solides.

Pour développer cette vision, c’est donc désormais Aymeric Chauprade, que j’ai nommé Conseiller spécial auprès de la Présidente du Front national pour les questions internationales, qui m’épaulera. C’est à lui que vous pourrez désormais vous adresser s’agissant de nos positions en matière de politique étrangère et des détails que vous pourriez en attendre.

Ce n’est donc pas un hasard si c’est à lui que j’ai demandé de conduire la liste du Front national/ RBM aux élections européennes de 2014 à la fois en Ile de France et auprès des Français de l’étranger.

Dans une même logique de cohérence, c’est lui qui récupère la responsabilité de la fédération des Français de l’étranger.

L’Ile de France est sans doute la région française la plus liée à l’international non seulement parce que Paris est une grande capitale du monde, mais aussi parce que le siège de nombreux groupes français à dimension internationale s’y trouvent, certains de ces groupes qu’Aymeric Chauprade connaît bien pour les avoir conseillés sur le plan géopolitique.

Il me semble que le profil d’Aymeric Chauprade, qui a enseigné dans le monde arabe, qui voyage en Amérique Latine, en Asie, en Afrique est donc particulièrement adapté à cette circonscription.

Et puis, et c’est une autre touche originale du profil que je propose, celui d’un grand voyageur, il est aussi un Français de l’étranger et c’est la première fois qu’un parti politique envoie un signal aussi fort aux Français de l’étranger, souvent oubliés, en présentant un Français dont la famille est installée à l’étranger, en Autriche, dans l’Union européenne même si ses activités le mène une grande partie de son temps dans notre capitale.

Donc pour cette circonscription de près de 14 millions d’habitants, qui est à la fois un peu le monde dans la France et la France dans le monde, je vous propose un profil qui a un pied dans l’Union européenne et le monde, et un pied à Paris.

Je vous remercie.


[1] Accord entre l’Iran et les pays du Groupe des 5+1 (Etats-Unis/France/Royaume Uni, Russie, Chine et Allemagne) : Téhéran accepte de suspendre pour 6 mois son enrichissement d’uranium à 20% pour le limiter à moins de 5% et de ne pas installer les équipements du réacteur à eau lourde d’Arak, actuellement en construction. En contrepartie les pays occidentaux acceptent de ne pas imposer de nouvelles sanctions et de lever partiellement les sanctions imposées.

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